Aleks boucle la boucle

 

 

Les liens d’Aleksandra Wozniak avec la Coupe Rogers datent de toujours. Cette relation a commencé dès la plus tendre enfance de la Blainvilloise ; ce fut le coup de foudre et le début d’un rêve pour la jeune fille.

Tous les étés, lorsqu’elle était plus jeune, Aleksandra a assisté au tournoi avec son père et sa sœur aînée Dorota, qui lui a d’ailleurs transmis sa passion pour le tennis. Elle se souvient d’être un jour arrivée nez à nez avec le populaire et charismatique Patrick Rafter.

« Ce qu’il y a d’extraordinaire avec ce tournoi est que tu peux être vraiment près des joueurs. Patrick Rafter est sorti du terrain après son entraînement et je me trouvais là. Mon père a dû me pousser un peu pour que je lui demande une signature, car j’étais trop gênée. Je lui ai finalement présenté mon style et mon carnet et Rafter a dit “encore mieux, je vais signer ta casquette !” C’était mon premier contact avec un joueur et il a été tellement gentil. Je suis secrètement amoureuse de lui depuis ce jour », se rappelle Aleksandra.

Comme on dit, la suite fait partie de l’histoire. Plus précisément, de l’histoire du tennis canadien. En effet, Aleksandra Wozniak s’est hissée au 21e rang mondial, a remporté un titre de simple de la WTA à Stanford, en 2008, et est devenue la joueuse canadienne la plus prolifique de l’histoire de la Fed Cup. Au cours de sa carrière, elle a pris part à la Coupe Rogers à onze reprises. C’est en 2004 qu’Aleks, qui est maintenant âgée de 28 ans, a disputé son premier match au Stade Uniprix contre la Japonaise Shinobu Asagoe. En 2012, elle signait sa meilleure prestation à la Coupe Rogers en accédant aux quarts de finale.

« Cette année-là, j’ai eu un tableau très difficile et j’ai éliminé de très bonnes joueuses dès le départ. C’est finalement ma bonne amie Caroline Wozniacki qui a eu raison de moi le samedi soir. La semaine avait toutefois revêtu un cachet bien spécial, car j’étais entourée de ma famille et de tous ceux qui ont appuyé ma carrière », commente Aleksandra. « J’arrivais à Montréal directement des Jeux olympiques de Londres où j’avais été la première Québécoise à porter les couleurs du Canada au tennis. Évoluer sur le prestigieux gazon de Wimbledon était fantastique. J’ai remporté mon premier match, puis j’ai affronté Venus Williams ; c’était ma première fois sur le Court central. Ce fut un moment merveilleux et j’ai alors compris que je vivais mon rêve. »

Aujourd’hui, remise de nombreuses blessures et d’une opération à l’épaule qui l’ont ennuyée au cours des dernières années, Aleks réfléchit sur son passé et chérit la chance qui lui permet de revenir sur les terrains après tant d’épreuves. Elle est particulièrement reconnaissance de pouvoir participer à une douzième Coupe Rogers.

« C’est le premier tournoi que j’ai regardé. C’est ici qu’est né mon rêve et d’est ici qu’il est devenu réalité. Le tournoi a eu une grande incidence sur ma vie, car une petite fille y a assisté et a décidé qu’elle voulait jouer au tennis. La flamme intérieure venait de s’allumer », confie Aleksandra.

Aleksandra sait qu’elle a été choyée et elle reconnaît les sacrifices que ses proches se sont imposés pour l’aider à vivre sa passion.

« Lorsque je pense à tout ce que ma famille et moi avons vécu, je ne sais pas vraiment comment les morceaux du casse-tête se sont imbriqués les uns dans les autres. Mes parents n’ont jamais douté des ambitions que je chérissais et ne m’ont jamais découragée. Au lieu de ça, ils ont fait des heures supplémentaires et ont tout fait pour m’aider. Je suis vraiment chanceuse de faire carrière dans le sport. »
Aleksandra croit sans doute qu’elle doit beaucoup à la Coupe Rogers, à ce stade, cette ville et ses partisans, mais le sentiment est partagé. Le synchronisme parfait de ses coups de fond, son impeccable revers, sa fierté et ses matchs palpitants ; merci pour tous ces souvenirs, Aleks ! Nous avons hâte d’en créer de nouveaux avec toi en 2016.

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