Derrière les réflecteurs

 

 

 

 

 

Blogue RDS

 

Avant d’amorcer cette chronique, j’aimerais remercier les gens qui m’appuient depuis mon retour sur le circuit. Je lis vos commentaires et je vous remercie de continuer à m’encourager.

En plus des amateurs, il y a aussi toute une équipe derrière moi et la délégation canadienne, comme ce sera d’ailleurs le cas lors de la Coupe Fed les 19 et 20 avril prochains à Québec. Ces personnes en arrière-scène, dont on entend peu parler, donneront un coup de pouce pendant toute la semaine de la compétition, mais aussi le reste de l’année.

 

Il y a André Parent, notre préparateur physique qui est responsable des programmes de conditionnement des joueurs professionnels, mais aussi des jeunes en développement au centre national du Stade Uniprix. Il s’occupe de nous depuis longtemps, et mercredi, il a été nommé préparateur physique en chef en vue de la Coupe Fed. Il est l’une des personnes les plus importantes dans ma carrière, car il m’a aidé à revenir à la compétition après ma blessure à l’épaule et à éviter la chirurgie.

 

Quant à elle, Marlene Nobrega est notre physiothérapeute depuis plus de 20 ans, autant en Coupe Davis chez les hommes qu’en Coupe Fed. Elle nous aide à bien nous préparer conjointement avec la massothérapeute Samantha Cox. En plus d’André Barrette qui s’occupe de l’aspect administratif, il y a bien sûr le capitaine Sylvain Bruneau ainsi que Simon Larose, l’entraîneur des filles pendant la Coupe Fed. C’est sans oublier les autres bénévoles (chauffeurs et cie) qui s’impliquent.

La grosse différence quand on joue ailleurs qu’au Canada,  comme en Serbie en février 2011, c’est qu’il y a toute une foule contre nous. Avec notre équipe à nos côtés, c’est comme si on amenait une partie de nos partisans avec nous à l’extérieur de la maison.

 

Pas question de sous-estimer l’adversaire

 

Ce sera la deuxième fois que nous participerons à un match de barrages du Groupe mondial II, mais n’avons jamais réussi à franchir cette étape pour accéder au groupe de tête. C’est donc une opportunité pour nous de marquer l’histoire au Canada.

 

Les Slovaques Dominika Cibulkova et Daniela Hantuchova  ne participeront pas au duel, mais Magdelena Rybarikova (37e) demeure malgré tout une excellente joueuse. La confiance de Jana Cepelova (51e) est pour sa part au maximum puisqu’elle a été finaliste à Charleston le week-end dernier. Comme Rybarikova, elle varie beaucoup son jeu. Elle utilise beaucoup ses slices et elle peut sortir des coups surprenants de sa raquette. Je ne connais pas Michaela Honcava (262e), mais avec Anna Schmiedlova qui 65e au monde, cela leur fait trois joueuses dans le top-80. Ce sera donc très important pour nous de présenter notre meilleur tennis même si Cibulkova et Hantuchova ne sont pas là, il ne faut pas les sous-estimer.

 

Face à des joueuses méconnues, il faudra ajuster les entraînements en conséquence, soit en fonction de leur jeu. Il faudra aussi continuer à bien s’entraîner et se préparer mentalement. On va d’ailleurs bénéficier d’une semaine ensemble avant le tournoi pour bâtir notre esprit d’équipe, car ce n’est pas une compétition individuelle. On va faire les choses en équipe et s’encourager les unes les autres.

C’est une grosse opportunité pour nous, surtout qu’on joue chez nous à Québec et qu’on aura le support des 3500 partisans que peut accueillir le nouvel amphithéâtre du PEPS de l’Université Laval. Nous en avions fait l’inauguration à l’occasion du Challenge Bell en septembre dernier, auquel on participe toujours après les Internationaux des États-Unis, et nous y retournerons pour une seconde fois.

 

Un boost d'énergie

 

Chaque fois que j’ai eu une blessure sérieuse dans le passé, la Coupe Fed arrivait au bon moment et ça me donnait un boost de confiance. Après la compétition, je repartais avec une confiance renouvelée et ça m’aidait toujours à repartir la machine pour enchaîner les tournois.

 

Je ne profite plus de mon classement protégé depuis le tournoi d’Indian Wells, cependant je trouve que devoir passer par les qualifications a ses bons côtés. Depuis mon retour au jeu, j’ai besoin d’accumuler des matchs. Ça me donne des repères et de la confiance, et ça me permet aussi de peaufiner mes stratégies. Je continue graduellement à progresser et ç’a payé à Indian Wells, où j’ai battu Sabine Lisicki, finaliste à Wimbledon. J’ai aussi gagné contre Anastasia Pavlyuchenkova et Urszula Radwanska. C’est seulement en ronde des 16 où j’ai dû faire face à la 2e raquette mondiale et première tête de série (Li Na), alors qu’auparavant, je me retrouvais dans cette situation dès le début d’un tournoi. C’était difficile après avoir raté autant d’action. J’ai maintenant eu 23 matchs pour m’acclimater depuis janvier, ce qui me permet de ramener mon jeu à son meilleur niveau.

Mon service s’est notamment amélioré. En six mois, j’ai retrouvé plus de puissance. Reste à travailler sur la constance. Comme il y a plusieurs facteurs qui ont un effet sur mon épaule, dont l’altitude, la température ou le type de balles, je dois trouver une certaine stabilité en dépit des conditions de jeu changeantes.

 

Quand j’ai recommencé à jouer après ma blessure à l’épaule, ma plus grave à ce jour, j’étais 288e au monde. Maintenant, je suis 153e et je trouve que j’ai effectué une bonne progression depuis trois mois, mais je veux faire encore mieux. Je me sens super bien dans les entraînements, je dois simplement me concentrer à bien faire les choses et je suis certaine que je vais continuer à grimper.

 

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*Propos recueillis par Audrey Roy

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