UN MOMENT HISTORIQUE AU TENNIS CANADIEN

Arturo Velazquez

 

 

 

 

 

 

(Par Mario Brisebois, Tennis Canada photo Arturo Velazquez)

 

« Il faudra bien surveiller le tennis au Canada, car il est en net progrès. Le jour approche où l’on va retrouver ce pays en compagnie des meilleurs », avait dit le président de l’ITF Francesco Ricci Bitti lors d'un congrès annuel il y a deux ou trois ans.

 

Sachez que c'est maintenant chose faite, réglée et officialisée depuis la fin de semaine à Québec, pas juste en jolies paroles, mais dans la réalité et où cela compte, soit sur le court. 

 

En plus de Milos Raonic et les gars qui ont fait leur niche en Coupe Davis depuis 2012, c'est maintenant au tour d'Eugenie et compagnie de joindre le Groupe mondial I en Fed Cup, encore plus sélective sinon restreinte avec seulement huit pays dans ce groupe sélect.

 

Bravo! C'est bref pour une montée aussi vertigineuse qu'importe le sort.

 

On a fait le calcul. Sur la très grande planète tennis, il n'y qu'une poignée de nations sur au-delà d'une centaine qui peuvent se vanter d'appartenir au club d'excellence ou d'élite unisexe, ce qui est encore plus flatteur.

 

Capitaine des victorieuses, Sylvain Bruneau n'a pas fait de cachette après la victoire dimanche au compte de 3-1 devant la Slovaquie.

 

« Il y a beaucoup d'émotions avec ce qui nous arrive. Joindre le Groupe mondial était l'objectif de l'année », de commenter Bruneau.

 

Nouvelle présidente de Tennis Canda, Kelly Murumets a envoyé un courriel à son monde pour dire combien elle était fière d'un tel succès.

 

« Il s'agit d'un très grand moment pour le tennis canadien », de commenter Eugène Lapierre, patron des grands tournois au pays.

 

« Plus encore, je crois que nous avons le talent pour rester au Groupe mondial pendant longtemps », a-t-il spécifié en rendant hommage à la foule.

 

« Je suis convaincu que le soutien a eu un impact direct dans les deux matches serrés de samedi », a-t-il ajouté.

 

Le tirage du tableau principal de 2015 aura lieu le 4 juin pendant la quinzaine de Roland-Garros. 

Ce serait au Canada au début février contre l'Italie ou la République tchèque alors que le site sera décidé au boulier contre la Russie, l'Allemagne ou l'Australie.

 

Malgré l'apport indéniable d'Alexandra Wozniak, le succès dans l'avenir passera par la disponibilité d’Eugenie.

 

« Les tournois du Grand Chelem et le circuit WTA demeurent la priorité, mais oui, j'aime bien jouer deux semaines par année pour mon pays », a-t-elle admis.

 

Tant mieux!

 

Même privée de ses trois premières joueuses dont Dominika Cibulkova, la 10e mondiale qui a préféré un tournoi en Malaisie où elle a perdu en finale, la Slovaquie a néanmoins offert une vive opposition.

 

Après deux très difficiles matchs en trois manches la veille, Eugenie Bouchard a procuré au Canada une avance insurmontable de 3-0 dimanche en début d'après-midi.

 

Vingt-quatre heures après avoir été poussée à la limite par la 137e du monde, Eugenie a eu la vie plus aisée.

 

Les comptes ont de 7-6 (5) et 6-3 contre Jana Cepelova, plus redoutable que son 52e rang acquis à la suite de sa finale à Charleston et à une victoire contre Serena Williams à son tournoi précédent. 

Eugenie menait quand même 5-0 au deuxième acte.

 

« Même si j'ai eu des difficultés à terminer le match, l'ensemble de mon niveau a été supérieur », de dire l'auteur d'une fiche parfaite de 2-0 cette fin de semaine et de 4-0 pour l'année.

Victorieuse samedi dans un bras de fer après avoir tiré de l'arrière 4-6 et 2-5 contre Cepelova,

 

Aleksandra Wozniak était en congé.

 

Une règle de la Fédération internationale stipule que le double a préséance sur le quatrième simple une fois l'issue connue.

 

La paire Sharon Fichman-Gabriela Dabrowski s’est inclinée en double devant Janette Husarova et Anna Karolina Schmielova qui l’ont emporté 4-6, 7-5, 11-9. 

                                  

ET LES FINALISTES SONT...

 

La République tchèque, gagnante 4-0 devant l'Italie, et l'Allemagne (victoire de 3-1 devant l'Australie) s'affronteront en finale de la Fed Cup, en novembre.

 

Outre le Canada, les autres qualifiées sont la Pologne (3-2 contre l'Espagne), la Russie (4-0 face à l'Argentine) et la France (3-2 face aux États-Unis).

 

UN REVOIR...

 

Il n'y a pas à se surprendre qu'il y ait eu moins de spectateurs un dimanche de Pâques destiné à la famille.

 

Cela dit, ce retour des grandes rencontres internationales a été un succès.    

 

Compte tenu de la qualité des installations au PEPS et l'accueil, il ne faudra assurément pas attendre des décennies pour un retour.

 

EN BREF

Une qualité des talents d'exception est d'apprendre vite. C'est le cas d'Eugenie qui a pris la bonne décision de retarder d'une semaine son début de saison sur la terre battue en Europe (elle ne participe pas au tournoi de Stuttgart cette semaine).

 

Bousculée par l'horaire et le décalage, elle avait perdu à son premier match à Doha en février après la confrontation contre la Serbie.

 

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« L'armée d’Eugenie » fonctionne sur une base volontaire. Ces derniers jours, le bataillon était composé de partisans de Trois-Rivières en renfort en plus de ceux (et celles, bien sûr) de Québec.

 

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Si le Canada entreprend maintenant un congé (très mérité) jusqu'au début février 2015 en Fed Cup, la Coupe Davis, elle, reprendra contre la Colombie à un endroit à déterminer au Canada.

Oublions tout de suite Québec en raison d'un conflit d’horaire. Les dates coïncident avec le Challenge Bell pour le moment.

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