Wozniak repart à zéro

   Aleksandra Wozniak.Photo Joël Lemay / Agence QMI

En retrouvant les courts après une année d'absence, la Québécoise Aleksandra Wozniak effectue un certain retour aux sources.

«Je devrai recommencer à zéro», convient l'athlète, remise d'une opération à une épaule.

Ainsi, plutôt que de prendre part aux plus grands tournois au monde, l'athlète de Blainville tentera de gruger des points à travers les compétitions qu'elle disputera, principalement au Canada. Son retour est prévu à Winnipeg dans deux semaines, à un moment où ses anciennes rivales finaliseront plutôt leur préparation en vue des Internationaux des États-Unis.

«D'être sur le terrain, ça m'a vraiment manqué, a indiqué Wozniak, qui est âgée de 27 ans. J'aime les défis. Ça va être bon de reprendre le jeu et de me mettre en mode compétition.»

Ayant déjà grimpé jusqu'au 21e rang mondial, Wozniak (696e au monde en date de lundi) aura maintenant tout à gagner au cours de la prochaine année.

Pour revenir dans l'élite, elle comptera ainsi sur l'appui de son père Antoni. De toute évidence, les entraîneurs de renommée internationale, comme son ancienne entraîneuse Nathalie Tauziat, ne se donnent pas rendez-vous à des destinations comme Winnipeg.

«C'est lui qui me connaît le mieux», affirme toutefois Wozniak, à propos du paternel.

Celui-ci a effectivement été son entraîneur depuis sa tendre enfance. Antoni Wozniak demeure inévitablement l'individu ayant le plus contribué à l'accession de sa fille chez les professionnels.

«En fait, il a toujours été là», précise l'athlète.

UNE AFFAIRE DE FAMILLE

À n'en point douter, le tennis est une affaire familiale chez les Wozniak. Aleksandra a ainsi vu sa sœur aînée Dorota la précéder à titre de championne canadienne. Ayant obtenu une bourse d'études pour une université américaine, celle-ci a poursuivi son parcours dans la NCAA avant de finalement délaisser la compétition de haut niveau.

«J'ai toujours voulu avoir une longue carrière de tennis», assure pour sa part Aleksandra, sans doute influencée par la fin de carrière abrupte de sa sœur, qui habite maintenant au Texas.

Encore cette semaine, Wozniak a souri quand elle a pris connaissance de la victoire de la Japonaise de 44 ans Kimiko Date-Krumm contre l'Allemande Sabine Lisicki au tournoi de Stanford.

«Je ne jouerai peut-être pas jusqu'à 40 ans, mais c'est quand même inspirant de voir ça», rigole-t-elle.

Et quand s'arrêtera Wozniak?

«Je vais jouer jusqu'à ce que ma volonté soit là ou jusqu'à ce que mon corps tienne le coup, dit-elle. Présentement, je suis de retour pour l'amour de mon sport.»
 

Source: Canoe.ca

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